Sur un air de Joan Baez,
Mon cœur se déchire.
Sous une saline rosée,
Je frissonne d’aimer.
Ce soir je voudrai être là bas,
Dans ce nul part et partout,
Au fin fond de cet ailleurs,
Partir et penser ma peine.
Peine de solitude de cœur,
De ne pouvoir cor’ partager,
Une existence toujours liée,
D’un serment que l’on a fait.
Un gîte affecté de souvenirs,
De la mémoire de l’histoire,
Ou respire encore un passé,
Relent d’enfance inachevée.
Damoiseaux vite grandis,
Par les maux des grands,
Par la violence d’aimer !
Par les actes des hommes
Coin de larmes et d’amour,
Dont les murs se racontent,
Dont les silences s’écoutent,
Entre les affronts du large.
Il est des lieux de la sorte,
Demeurant hors du temps,
Retenant la vie en suspend,
Ils sont le bout du monde.
Immuables retraites, toujours,
Chacun trouve ce qu’il amène,
Tous y verront leur essence,
Quelques-uns se surprendront.
Tous droits reservés, publié dans "divaguations ou l'amour d'aimer"










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